Découverte : MDNS, le sale gamin du punk lillois qui secoue le rock français

Né entre les briques rouges et la drache de Lille, MDNS (prononcez Madness) est la sensation rock du moment. Ancien membre du collectif Train Fantôme, ce « sale gamin » à l’énergie hyper-frontale vient de sortir « La Barmaid », un hymne punk-rock ultra-efficace. Proche de Skip The Use (un vrai Nordiste, quoi), signé chez Cinq7, il incarne cette nouvelle scène brute et urgente qu’on adore. Portrait d’un artiste à écouter d’urgence.

MDNS : derrière cet acronyme qui claque comme une basse saturée se cache Baptiste Fernandes, 25 ans. Le garçon n’est pas un bleu : il a fait ses armes dans les sous-sols et les grands festivals (Printemps de Bourges, Garorock) avec le collectif punk-rap Train Fantôme. Depuis quelque temps, le Lillois a repris son indépendance pour revenir aux sources de son premier choc musical : le punk rock, le vrai, celui qui s’écoute fort et qui sent la sueur fermentée d’un blouson en cuir.

L’école de la rue et des briques rouges

Signé sur le très sélect label Cinq7 (la maison de Pierre de Maere, Philippe Katerine ou son voisin de région Sam Sauvage), MDNS a sorti plus tôt cette année un premier EP de 7 titres baptisé fort à propos DRACHE !. Un disque immédiat, urgent, qui transforme l’ennui des dimanches gris en hymnes générationnels.

Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si Mat Bastard et sa bande ont immédiatement flashé sur lui. MDNS pose sa voix sur deux titres sur l’album Human Disorder de Skip The Use, et c’est le batteur du groupe lui-même qui l’accompagne dans son projet solo. On retrouve cette même filiation : un sens inné du refrain qui tabasse et une attitude de sale gamin terriblement attachante.

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« La Barmaid » : Un shot d’adrénaline au comptoir

Alors qu’il a déjà plié le club de l’Aéronef de Lille (complet en moins d’un mois), MDNS enfonce le clou avec son tout nouveau single : « La Barmaid ».

Ici, on est en plein dans le storytelling de comptoir, quelque part entre l’écriture ultra-visuelle de Fontaines D.C. et l’efficacité power-punk de Bad Nerves. Deux influences qu’il revendique. Le morceau raconte, avec une bonne dose d’autodérision, un lendemain de cuite embrumé, un match de foot à la télé, des dettes chez le patron et le coup de foudre immédiat pour la fille qui passe de l’autre côté de la pompe à bière.

C’est cru, c’est direct, c’est diablement efficace. MDNS vit littéralement au-dessus du bar qui a inspiré ses textes et servi de décor à ses premiers clips. Une authenticité qui transpire dans chaque note et qui fait de lui l’une des révélations rock les plus excitantes de l’année.

Ne passez pas à côté : montez le son, et retenez bien son nom.

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