Les Rolling Stones, Beyoncé, Green Day, Jack White, U2… Les 5 sorties rock et R&B incontournables de la semaine

Entre une reprise magistrale d’Amy Winehouse par les Rolling Stones, le retour volcanique de Jack White, une pépite ressuscitée par Beyoncé et le virage inattendu de Green Day, la semaine musicale s’annonce explosive. Découvrez la sélection des 5 morceaux indispensables à glisser d’urgence dans vos playlists, avec toutes les histoires et les paroles décryptées.

The Rolling Stones – « You Know I’m No Good »

L’histoire derrière le morceau

Pour leur nouvel album Foreign Tongues, les Rolling Stones ont choisi de rendre un hommage vibrant et réussi à la regrettée Amy Winehouse en reprenant son tube iconique « You Know I’m No Good ». Une relecture magistrale qui prouve que les papys du rock n’ont rien perdu de leur superbe, ni de leur énergie brute.

Cette reprise puise sa force dans les liens profonds qui unissaient le groupe à la chanteuse. Ronnie Wood, qui a partagé avec elle une amitié marquée par l’admiration mutuelle et le combat contre l’addiction, se souvient d’elle avec émotion dans le Sunday Times :

« Elle me disait : ‘Oh, Ronnie, qu’est-ce que je vais faire ?’. Je lui répondais : ‘Écoute, tout le monde sait que tu as de la vodka dans ta bouteille d’eau. Reprends-toi et monte sur scène.’ […] C’était comme dire à nouveau au revoir à Billie Holiday. »

De son côté, Keith Richards garde le regret de ne pas avoir partagé plus de moments avec elle après leur duo mémorable en 2007 sur « Ain’t Too Proud To Beg » à l’Île de Wight :

« Je me disais toujours : ‘Je vais forcément la recroiser un jour’… Malheureusement non. Mais c’est à ça que servent les disques. Je suis vraiment très heureux et honoré d’avoir joué avec elle au moins une fois. »

Jack White – « Neighbors Blues »

À peine deux ans après le coup de génie de No Name (sorti par surprise dans les tote bags de ses boutiques), l’éternel leader des White Stripes et pilier de The Dead Weather est déjà de retour. Sorti ce vendredi 10 juillet 2026, son septième album studio, Frozen Charlotte, est une véritable décharge électrique de 13 titres taillés pour la scène.

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Enregistré dans la foulée de sa dernière tournée avec ses lieutenants fidèles – Dominic Davis (basse), Bobby Emmett (orgue) et Patrick Keeler (batterie) –, ce disque laisse de côté les ballades folk pour renouer avec une puissance rock métallurgique et un blues originel et lancinant. C’est sa femme (dont la presse people annonce le divorce imminent), Olivia Jean, que l’on retrouve d’ailleurs aux chœurs et à la basse sur l’album.

« Neighbors Blues » est la treizième et dernière track de l’album, une conclusion en apothéose de 5 minutes survoltées. Guidé par un rythme hypnotique et les solos furieux d’un Jack White au sommet de son art, le morceau rappelle immédiatement les grandes heures de « Ball and Biscuit » des White Stripes ou les ambiances fiévreuses des Raconteurs. Une pure démonstration de force où JW III fait crier ses cordes et exorcise ses démons face à des voisins un peu trop curieux.

Green Day – I’m Never Gonna R.I.P. 

Premier morceau inédit dévoilé par le trio californien depuis la sortie de leur album Saviors en 2024, « I’m Never Gonna R.I.P. » marque un virage aussi surprenant que réjouissant. Billie Joe Armstrong, Mike Dirnt et Tré Cool délaissent ici leur punk rock habituel pour lorgner du côté des pionniers du rock & roll, livrant un morceau aux accents rockabilly survoltés qui rappelle le groove de Bill Haley, d’Elvis ou de Chuck Berry, le tout boosté par des guitares saturées typiques du groupe.

Ce single sert de fer de lance à la bande originale du film Nimrods (prévue pour le 31 juillet 2026), une comédie road-trip produite par Live Nation et coproduite par le groupe lui-même, attendue au cinéma le 14 août. Initialement développé sous le titre New Years Rev, le long-métrage suit trois ados en galère persuadés d’ouvrir pour Green Day à Los Angeles un soir de Nouvel An.

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Comme l’expliquait le bassiste Mike Dirnt, le scénario s’inspire directement des propres galères de jeunesse du trio à l’époque où ils traversaient l’Amérique dans un van pourri, juste avant l’explosion de l’album Dookie en 1994. La BO comportera 30 titres, naviguant entre les classiques de Green Day, des lives inédits et les compositions d’Analog Dogs, le groupe fictif du film.

U2 – Street Of Dreams

L’attente touche à sa fin pour les fans du quatuor irlandais. Neuf ans après Songs of Experience (et après les EP conceptuels Days of Ash et Easter Lily sortis plus tôt cette année), U2 amorce enfin son grand retour avec « Street of Dreams ». Ce premier single officiel préfigure un nouvel album studio très attendu pour l’automne, coïncidant potentiellement avec le 50e anniversaire de la formation du groupe.

Produit par Jacknife Lee, le titre marque surtout le retour aux affaires très attendu du batteur Larry Mullen Jr. Après trois ans et demi d’absence pour se remettre de lourdes opérations au cou et au dos, le musicien retrouve enfin sa place derrière les fûts, un détail chaleureusement salué par la communauté. Bono a d’ailleurs promis un album à venir « bruyant, désordonné, conçu pour le live ».

Le clip officiel, réalisé par Cliqua et sorti le 7 juillet 2026, met à l’honneur la relation passionnée qui unit U2 à son public mexicain depuis l’époque de The Joshua Tree. On y voit le groupe jouer au cœur de la Plaza Santo Domingo à Mexico, perchés sur un bus scolaire relooké par l’artiste Chavis Mármol, avant qu’un orage n’interrompe le tournage et pousse le groupe à finir sa session sur le balcon d’un habitant. Porté par cette ambiance, Bono intègre plusieurs lignes en espagnol célébrant la justice et l’espoir.

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Beyoncé – MORNING DEW (DONK)

C’est la surprise totale de ce début d’été. Deux ans après le raz-de-marée Cowboy Carter, Beyoncé fait son grand retour là où on ne l’attendait pas. Sorti par surprise le 4 juillet 2026, « Morning Dew (Donk) » est un titre au destin hors norme : il s’agit d’une pépite jamais sortie officiellement, enregistrée initialement en 2013 lors des sessions de son album éponyme Beyoncé. Enregistré sous le nom de « Donk » à l’ASCAP en 2014, le morceau avait fuité en 2023 avant de devenir complètement viral sur TikTok.

Coproduit et coécrit par Queen B et Pharrell Williams (avec la complicité de The-Dream), ce morceau R&B langoureux et hyper groovy intègre un sample du titre « Twerk Something » de Cheeky Blakk (1994). Textuellement très charmé et sensuel, le titre évoque un amour passionné qui garde la fraîcheur des premiers jours, multipliant les clins d’œil pop (le film Purple Rain) et les métaphores scolaires ou anatomiques.

Cette sortie officielle marque surtout le coup d’envoi d’un compte à rebours de 60 jours menant tout droit vers la réédition événement pour les 20 ans de son deuxième album culte, B’Day, en septembre. Pour accompagner le morceau, un clip en noir et blanc recycle des images d’archives de 2007 issues de son shooting mythique pour Sports Illustrated réalisé par Cliff Watts.

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