{"id":127,"date":"2026-05-15T14:32:04","date_gmt":"2026-05-15T14:32:04","guid":{"rendered":"https:\/\/bomel.be\/?p=127"},"modified":"2026-05-15T14:32:05","modified_gmt":"2026-05-15T14:32:05","slug":"sorties-musique-du-vendredi-quand-le-rock-ausculte-nos-demons-et-nos-ecrans","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/bomel.be\/index.php\/2026\/05\/15\/sorties-musique-du-vendredi-quand-le-rock-ausculte-nos-demons-et-nos-ecrans\/","title":{"rendered":"Sorties musique du vendredi : Quand le rock ausculte nos d\u00e9mons et nos \u00e9crans"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le rock de cette semaine refuse de polir les angles : il grince, il cogne et il d\u00e9nonce. Entre les assauts de la nouvelle garde et les introspections des piliers du genre, cette s\u00e9lection ausculte nos saturations modernes. Tandis que <strong>Fat Dog<\/strong> et <strong>Chloe Slater<\/strong> balancent un pav\u00e9 dans la mare du narcissisme num\u00e9rique et de la surconsommation, <strong>Bloc Party<\/strong> et <strong>The Strokes<\/strong> transforment leurs ruptures en exutoires \u00e9lectriques ou robotiques. Ajoutez \u00e0 cela la m\u00e9lancolie brute de <strong>Graham Coxon<\/strong>, et vous obtenez cinq titres qui pr\u00e9f\u00e8rent la morsure au consensus. Tour d\u2019horizon d\u2019une semaine de tension.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"686\" height=\"386\" src=\"https:\/\/bomel.be\/wp-content\/uploads\/2026\/05\/fat-dog.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-128\" style=\"aspect-ratio:16\/9;object-fit:cover\" srcset=\"https:\/\/bomel.be\/wp-content\/uploads\/2026\/05\/fat-dog.jpg 686w, https:\/\/bomel.be\/wp-content\/uploads\/2026\/05\/fat-dog-300x169.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 686px) 100vw, 686px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Extrait du clip de Fat Dog &#8211; Go Fuck Urself<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Fat Dog &#8211; Go Fuck Urself<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Originaire du sud de Londres, <strong>Fat Dog<\/strong> est un groupe m\u00ealant rock sauvage et beats \u00e9lectroniques. Avec leur nouveau single <strong>\u00ab\u00a0Go Fuck Urself\u00a0\u00bb<\/strong>, sorti en 2026, ils nous livrent un hymne \u00e9lectro-pop jubilatoire aux sonorit\u00e9s tr\u00e8s ann\u00e9es 80. Sous ses airs de tube de festival ultra-efficace et entra\u00eenant, la chanson une sorte de coup de gueule contre le narcissisme et la recherche de buzz (le fameux \u00ab\u00a0clout\u00a0\u00bb). Le refrain se veut lib\u00e9rateur : c\u2019est une ode \u00e0 l\u2019\u00e9vasion et au l\u00e2cher-prise quand on cherche, au fond, \u00e0 fuir ses propres d\u00e9mons. Un titre parfait pour ceux qui aiment les morceaux qui font danser tout en ayant du caract\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Fat Dog - Go F*** Urself (Official Video)\" width=\"500\" height=\"375\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/cS99XaH01_A?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Chloe Slater &#8211; Ugly<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\" id=\"p-rc_9cb57c9edcbc57ed-54\">Tout comme le dernier single de Fat Dog, ce nouveau titre s&rsquo;attaque avec d\u00e9dain aux faux-semblants de notre \u00e9poque, mais en d\u00e9pla\u00e7ant le curseur du narcissisme num\u00e9rique vers la fr\u00e9n\u00e9sie de consommation. Originaire de Manchester, <strong>Chloe Slater<\/strong> est une artiste de 23 ans qui s&rsquo;est rapidement impos\u00e9e sur la sc\u00e8ne alternative britannique. Son ascension ne doit rien au hasard : forte de plus de 15 millions de streams, elle a d\u00e9j\u00e0 partag\u00e9 l&rsquo;affiche avec des figures comme Courtney Barnett ou le groupe The Beaches, apr\u00e8s avoir notamment parcouru les grandes salles belges en premi\u00e8re partie de Pommelien Thijs. Elle revient en 2026 avec <strong>\u00ab\u00a0Ugly\u00a0\u00bb<\/strong>, un titre \u00e0 la fois nerveux et percutant.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\" id=\"p-rc_9cb57c9edcbc57ed-55\">Directement inspir\u00e9e par le documentaire Netflix <strong>\u00ab\u00a0<a href=\"https:\/\/www.netflix.com\/be-fr\/title\/81554996\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Buy Now: The Shopping Conspiracy<\/a>\u00ab\u00a0<\/strong>, la musicienne livre ici une critique acerbe de notre soci\u00e9t\u00e9 de consommation. La chanson d\u00e9nonce cette sorte de \u00ab\u00a0compulsion religieuse\u00a0\u00bb pour les achats impulsifs, o\u00f9 les slogans publicitaires remplacent les commandements. \u00c0 travers une \u00e9num\u00e9ration chaotique de produits et de gadgets, le morceau refl\u00e8te la fr\u00e9n\u00e9sie du monde actuel. Le refrain, particuli\u00e8rement intense, a \u00e9t\u00e9 con\u00e7u comme un exutoire \u00e0 scander en concert, offrant une sortie de secours bienvenue face au flux permanent d&rsquo;injonctions au bonheur par l&rsquo;achat.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Chloe Slater - Ugly (Official Lyric Video)\" width=\"500\" height=\"281\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/hFGFvhLrdh4?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Bloc Party &#8211; Come On Strong<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\" id=\"p-rc_6f89e4bc64e489de-86\">Figure de proue du rock ind\u00e9pendant britannique depuis le d\u00e9but des ann\u00e9es 2000, <strong>Bloc Party<\/strong> est port\u00e9 par son leader charismatique <strong>Kele Okereke<\/strong>, un auteur-compositeur reconnu pour sa voix singuli\u00e8re et ses textes souvent introspectifs<sup><\/sup><sup><\/sup><sup><\/sup><sup><\/sup>. Apr\u00e8s quatre ans de silence, la formation signe un retour remarqu\u00e9 avec <strong>\u00ab\u00a0Coming On Strong\u00a0\u00bb<\/strong>, premier extrait de leur septi\u00e8me album <em>Anatomy Of A Brief Romance<\/em><sup><\/sup>. Ce morceau marque un virage vers une honn\u00eatet\u00e9 brute : Kele y raconte sans d\u00e9tour une aventure amoureuse survenue juste apr\u00e8s une rupture douloureuse, une idylle qui lui a permis de garder pied dans une p\u00e9riode sombre<sup><\/sup>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\" id=\"p-rc_6f89e4bc64e489de-87\">Musicalement, le titre s&rsquo;appuie sur une ligne de basse rugueuse et des rythmes nerveux, cr\u00e9ant une atmosph\u00e8re que le chanteur d\u00e9crit lui-m\u00eame comme sombre et presque rampante<sup><\/sup><sup><\/sup><sup><\/sup><sup><\/sup><sup><\/sup><sup><\/sup><sup><\/sup><sup><\/sup>. Loin d&rsquo;\u00eatre prudes, les paroles abordent le d\u00e9sir et la sexualit\u00e9 de mani\u00e8re directe, capturant la tension \u00e9lectrique des d\u00e9buts d&rsquo;une relation<sup><\/sup><sup><\/sup><sup><\/sup><sup><\/sup>. Le groupe r\u00e9ussit ici \u00e0 m\u00ealer l&rsquo;urgence de ses d\u00e9buts \u00e0 une production plus ample, sign\u00e9e par le l\u00e9gendaire Trevor Horn<sup><\/sup><sup><\/sup><sup><\/sup><sup><\/sup>.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Bloc Party - Coming On Strong (Official)\" width=\"500\" height=\"281\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/Y1xnoEkr5Dk?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">The Strokes &#8211; Falling Out of Love<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ic\u00f4nes incontest\u00e9es du rock ind\u00e9pendant new-yorkais depuis le choc de leur premier album <em>Is This It<\/em> il y a 25 ans, <strong>The Strokes<\/strong> s\u2019appr\u00eatent \u00e0 publier leur septi\u00e8me album, <em>Reality Awaits<\/em>, le 26 juin 2026. Toujours emmen\u00e9 par le charismatique <strong>Julian Casablancas<\/strong> (il a profit\u00e9 de leur r\u00e9cent passage \u00e0 Coachella en 2026 pour s&rsquo;en prendre ouvertement au gouvernement am\u00e9ricain et \u00e0 la CIA), le groupe d\u00e9voile aujourd&rsquo;hui <strong>\u00ab\u00a0Falling Out of Love\u00a0\u00bb<\/strong>. Cette ballade au tempo lent et langoureux explore les th\u00e8mes de la rupture et de la solitude assum\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Enregistr\u00e9 au Costa Rica sous la houlette de Rick Rubin, ce titre romantique tranche avec l&rsquo;\u00e9nergie habituelle du groupe pour privil\u00e9gier des riffs de guitare tourbillonnants et une atmosph\u00e8re d\u00e9pouill\u00e9e. Toutefois, ce nouveau chapitre divise par ses choix esth\u00e9tiques audacieux, notamment l&rsquo;usage intensif d&rsquo;un vocoder pour robotiser la voix de Casablancas, une technique qui donne au morceau un aspect froid et technologique.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"The Strokes - Falling out of Love (Audio)\" width=\"500\" height=\"281\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/-ZdSZN7LdqY?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Graham Coxon &#8211; Alright<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">C\u00e9l\u00e8bre pour \u00eatre le guitariste et l&rsquo;architecte sonore du groupe <strong>Blur<\/strong>, <strong>Graham Coxon<\/strong> a toujours men\u00e9 une carri\u00e8re solo audacieuse et exploratoire. Avec <strong>\u00ab\u00a0Alright\u00a0\u00bb<\/strong>, extrait de son album <em>Castle Park<\/em>, il nous livre une p\u00e9pite mod-pop \u00e0 la fois m\u00e9lodique et habit\u00e9e par une forme de tristesse domestique. Initialement enregistr\u00e9 en 2011 puis mis de c\u00f4t\u00e9, ce morceau ressort aujourd&rsquo;hui avec une fra\u00eecheur intacte, rappelant la vuln\u00e9rabilit\u00e9 de titres cultes comme \u00ab\u00a0Coffee &amp; TV\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Sous une surface sonore chaleureuse, le texte explore la jalousie et le sentiment d&rsquo;\u00eatre remplac\u00e9. Coxon y chante avec une honn\u00eatet\u00e9 d\u00e9sarmante :<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>\u00ab\u00a0I don&rsquo;t really like that he passes through your head \/ And I don&rsquo;t really like that I wish that he was dead\u00a0\u00bb<\/em> (<strong>\u00ab Je n&rsquo;aime pas vraiment qu&rsquo;il te traverse l&rsquo;esprit \/ Et je n&rsquo;aime pas vraiment le fait de souhaiter sa mort \u00bb<\/strong>)<\/p>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette confession illustre parfaitement le talent de Coxon pour d\u00e9guiser la solitude et l&rsquo;amertume derri\u00e8re des m\u00e9lodies ent\u00eatantes. Le morceau capture ce moment fragile o\u00f9 l&rsquo;on tente de se convaincre que \u00ab tout va bien \u00bb (<em>Alright<\/em>) tout en luttant contre des pens\u00e9es bien plus sombres.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Graham Coxon - Alright (Official Visualiser)\" width=\"500\" height=\"281\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/uFKTIf8kELs?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le rock de cette semaine refuse de polir les angles : il grince, il cogne et il d\u00e9nonce. 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