{"id":409,"date":"2026-09-25T15:34:19","date_gmt":"2026-09-25T13:34:19","guid":{"rendered":"https:\/\/bomel.be\/?p=409"},"modified":"2026-09-25T15:34:22","modified_gmt":"2026-09-25T13:34:22","slug":"cetait-ca-ou-mourir-de-thelyson-orelien-rire-pour-ne-pas-sombrer","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/bomel.be\/index.php\/2026\/09\/25\/cetait-ca-ou-mourir-de-thelyson-orelien-rire-pour-ne-pas-sombrer\/","title":{"rendered":"\u00ab C\u2019\u00e9tait \u00e7a ou mourir \u00bb de Th\u00e9lyson Or\u00e9lien : du coup de c\u0153ur litt\u00e9raire \u00e0 l&rsquo;impasse \u00e9thique"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Mise \u00e0 jour \u2014 L&rsquo;affaire Th\u00e9lyson Or\u00e9lien : entre psychose algorithmique et plagiat av\u00e9r\u00e9<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Depuis la publication de cette chronique, le roman de Th\u00e9lyson Or\u00e9lien s\u2019est retrouv\u00e9 au c\u0153ur d\u2019une temp\u00eate m\u00e9diatique et litt\u00e9raire dont il se serait bien pass\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Tout est parti d\u2019une analyse via le d\u00e9tecteur Pangram, accusant l\u2019auteur d\u2019avoir g\u00e9n\u00e9r\u00e9 son texte \u00e0 l\u2019aide de l\u2019intelligence artificielle. Une accusation aussit\u00f4t d\u00e9mentie par l\u2019\u00e9crivain et rapidement relativis\u00e9e par plusieurs de ses pairs : en soumettant leurs propres ouvrages \u00e9crits bien avant l&rsquo;essor de l&rsquo;IA \u00e0 ces m\u00eames algorithmes, nombre d&rsquo;entre eux ont obtenu des scores d\u2019\u00ab artificialit\u00e9 \u00bb comparables. Ce qui ne fait que rappeler une r\u00e9alit\u00e9 d\u00e9rangeante : ces outils se nourrissent de la litt\u00e9rature existante pour calibrer leur norme, cr\u00e9ant des faux positifs en s\u00e9rie et alimentant une forme de parano\u00efa technologique.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Mais l&rsquo;affaire a pris un tournant bien plus s\u00e9rieux <a href=\"https:\/\/www.lapresse.ca\/arts\/litterature\/2026-09-23\/thelyson-orelien-rattrape-par-un-passe-de-plagiaire.php\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/www.lapresse.ca\/arts\/litterature\/2026-09-23\/thelyson-orelien-rattrape-par-un-passe-de-plagiaire.php\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">avec les r\u00e9v\u00e9lations du journal <em>La Presse<\/em><\/a>, pointant cette fois des similitudes textuelles directes et de lourds soup\u00e7ons de plagiat. Face \u00e0 des concordances difficilement contestables, la sanction ne s&rsquo;est pas fait attendre : suspension de la tourn\u00e9e promotionnelle par l\u2019\u00e9diteur et r<a href=\"https:\/\/www.academiegoncourt.com\/_files\/ugd\/d5bd15_0d57d8368a57400da14f59ebc4021bed.pdf\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/www.academiegoncourt.com\/_files\/ugd\/d5bd15_0d57d8368a57400da14f59ebc4021bed.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">adiation imm\u00e9diate de la premi\u00e8re s\u00e9lection de l&rsquo;Acad\u00e9mie Goncourt<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Reste une interrogation de fond : un texte assist\u00e9 par l&rsquo;IA peut-il n\u00e9anmoins faire \u0153uvre litt\u00e9raire ? Car au-del\u00e0 du scandale, <em>C\u2019\u00e9tait \u00e7a ou mourir<\/em> demeure un texte fort et percutant. Mais ici, le d\u00e9bat a quitt\u00e9 le terrain de la qualit\u00e9 intrins\u00e8que du texte pour entrer de plein fouet dans celui de l&rsquo;\u00e9thique, de la paternit\u00e9 de l\u2019\u0153uvre et de la confiance bris\u00e9e avec le lecteur.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Voici la chronique telle qu&rsquo;\u00e9crite lors de ma premi\u00e8re lecture.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Partir n\u2019est pas un choix ; c\u2019est un arrachement dict\u00e9 par l\u2019instinct brut de conservation<sup><\/sup>. D\u00e8s les premi\u00e8res pages de <em>C\u2019\u00e9tait \u00e7a ou mourir<\/em> (paru aux \u00c9ditions du Bor\u00e9al), l\u2019\u00e9crivain d\u2019origine ha\u00eftienne Th\u00e9lyson Or\u00e9lien pose une d\u00e9flagration<sup><\/sup> : Jonas Dorl\u00e9on, professeur d\u2019histoire-g\u00e9ographie \u00e0 Carrefour-Feuilles, voit son quartier s\u2019embraser sous les assauts de gangs arm\u00e9s<sup><\/sup>. Dans la cendre et le sang, face \u00e0 l\u2019an\u00e9antissement de son monde, Jonas fait une chose impensable : il rit<sup><\/sup>. Un rire sec, nerveux, visc\u00e9ral<sup><\/sup>. C\u2019\u00e9tait \u00e7a, ou mourir<sup><\/sup>.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"622\" src=\"https:\/\/bomel.be\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/refugies-1024x622.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-410\" srcset=\"https:\/\/bomel.be\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/refugies-1024x622.jpg 1024w, https:\/\/bomel.be\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/refugies-300x182.jpg 300w, https:\/\/bomel.be\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/refugies-768x466.jpg 768w, https:\/\/bomel.be\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/refugies-1536x933.jpg 1536w, https:\/\/bomel.be\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/refugies-2048x1243.jpg 2048w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Image par <a href=\"https:\/\/pixabay.com\/fr\/users\/geralt-9301\/?utm_source=link-attribution&amp;utm_medium=referral&amp;utm_campaign=image&amp;utm_content=3585348\">Gerd Altmann<\/a> de <a href=\"https:\/\/pixabay.com\/fr\/\/?utm_source=link-attribution&amp;utm_medium=referral&amp;utm_campaign=image&amp;utm_content=3585348\">Pixabay<\/a><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c9tabli au Canada depuis le grand s\u00e9isme de 2010, Th\u00e9lyson Or\u00e9lien ne signe pas un essai g\u00e9opolitique ni une autobiographie. Il s\u2019est impr\u00e9gn\u00e9 des r\u00e9cits et t\u00e9moignages de dizaines de migrants crois\u00e9s sur les routes pour sculpter une fresque romanesque puissante, port\u00e9e par une voix d\u2019une rare authenticit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Un p\u00e9riple continental \u00e0 hauteur d\u2019homme et de sac plastique<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le c\u0153ur du roman, c\u2019est son p\u00e9riple<sup><\/sup>. Une diagonale vertigineuse qui part des ruines de Port-au-Prince, franchit la fronti\u00e8re dominicaine, plonge vers le Br\u00e9sil, puis remonte la colonne vert\u00e9brale des Am\u00e9riques : P\u00e9rou, \u00c9quateur, Colombie, l&rsquo;enfer v\u00e9g\u00e9tal du Dari\u00e9n au Panama, l\u2019attente mexicaine, la fronti\u00e8re am\u00e9ricaine, jusqu\u2019aux neiges du chemin Roxham et \u00e0 Montr\u00e9al<sup><\/sup>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans cette travers\u00e9e de milliers de kilom\u00e8tres, le bagage de Jonas se r\u00e9sume \u00e0 une d\u00e9rision mat\u00e9rielle : un sac en plastique Carrefour<sup><\/sup>. Pas de valise \u00e0 roulettes ni d&rsquo;\u00e9quipement de survie<sup><\/sup>. \u00c0 l&rsquo;int\u00e9rieur, trois fois rien mais l&rsquo;essentiel absolu : une photo de sa m\u00e8re, un savon, une brosse \u00e0 dents et un recueil \u00e9corn\u00e9 de Ren\u00e9 Depestre<sup><\/sup>. Ce sac n&rsquo;est pas un simple accessoire ; il devient le sanctuaire miniature d&rsquo;un homme que chaque fronti\u00e8re tente d&rsquo;effacer<sup><\/sup>.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Du punchline carnavalesque \u00e0 l&rsquo;\u00e2pret\u00e9 du r\u00e9el : la m\u00e9tamorphose de la langue<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ce qui saisit d&#8217;embl\u00e9e \u00e0 la lecture, c&rsquo;est la tenue stylistique. Au d\u00e9but de la route, l&rsquo;\u00e9criture cr\u00e9pite<sup><\/sup>. Jonas regarde la faillite du monde avec un humour f\u00e9roce, presque insolent<sup><\/sup>. Chaque phrase r\u00e9sonne comme une formule taill\u00e9e au couteau, une autod\u00e9rision salvatrice face aux faux passeurs, aux douaniers mesquins et aux situations absurdes<sup><\/sup>. On sourit, souvent, fascin\u00e9 par cette politesse du d\u00e9sespoir<sup><\/sup>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Puis, \u00e0 mesure que les corps s&rsquo;\u00e9puisent et que la g\u00e9ographie se resserre, notamment dans l&rsquo;effroyable gouffre du bouchon du Dari\u00e9n, la tonalit\u00e9 glisse. Les mots se font plus min\u00e9raux, l&rsquo;air manque, les cadavres bordent les sentiers avant d&rsquo;\u00eatre engloutis par la jungle et la com\u00e9die tourne au silence. Jonas rit encore, mais ce rire n&rsquo;est plus un bon mot : c&rsquo;est un r\u00e2le r\u00e9flexe, le dernier battement d&rsquo;un c\u0153ur qui refuse d&rsquo;abdiquer. Le lecteur, lui, ne rit plus du tout.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Que raconte ce voyage au-del\u00e0 de la route ?<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Derri\u00e8re le souffle \u00e9pique de cette marche forc\u00e9e, le roman tisse plusieurs r\u00e9flexions profondes et souterraines :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>La loterie algorithmique et la d\u00e9shumanisation moderne :<\/strong> L&rsquo;obstacle ultime n&rsquo;est plus seulement une barri\u00e8re physique ou un garde-fronti\u00e8re corrompu, mais un \u00e9cran de smartphone (quand on n&rsquo;a rien, il faut d\u00e9j\u00e0 en trouver un). \u00c0 travers l&rsquo;application <em>CBP One<\/em>, Th\u00e9lyson Or\u00e9lien livre une satire am\u00e8re de la fronti\u00e8re moderne, transform\u00e9e en roulette russe num\u00e9rique. Les demandeurs d&rsquo;asile ne sont plus des \u00eatres de chair fuyant la mort, mais des visages qu&rsquo;un logiciel refuse de reconna\u00eetre parce que le soleil ou la boue a alt\u00e9r\u00e9 leurs traits.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Le devoir du t\u00e9moin :<\/strong> L&rsquo;une des sc\u00e8nes les plus poignantes du livre se d\u00e9roule sur un radeau de fortune, lorsqu&rsquo;un compagnon glisse \u00e0 Jonas une phrase essentielle : mourir avant l&rsquo;autre pour qu&rsquo;au moins l&rsquo;un des deux survive afin de pouvoir le raconter. D\u00e8s lors, le p\u00e9riple n&rsquo;est plus une simple cavale individuelle : il devient une mission testimoniale. Marcher, c&rsquo;est porter la voix de ceux que la jungle, le fleuve ou les camions ont dissous dans l&rsquo;anonymat. Ce roman y r\u00e9ussit parfaitement.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>L\u2019identit\u00e9 mise \u00e0 nu :<\/strong> \u00catre migrant clandestin, c\u2019est accepter de dissoudre son nom. Se faire appeler Jos\u00e9 au Honduras pour passer un barrage, devenir un simple num\u00e9ro de dossier \u00ab 7423B \u00bb dans un bureau d&rsquo;aide sociale. La v\u00e9ritable \u00e9preuve du p\u00e9riple n\u2019est pas tant la faim ou le froid, mais la r\u00e9sistance intime qu&rsquo;il faut d\u00e9ployer pour ne pas devenir le fant\u00f4me que les administrations veulent voir en vous.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>C\u2019\u00e9tait \u00e7a ou mourir<\/em> \u00e9vite tous les pi\u00e8ges du mis\u00e9rabilisme gr\u00e2ce \u00e0 la pulsation t\u00eatue de son narrateur<sup><\/sup>. Un roman de souffle, rugueux et magnifique, qui rappelle que derri\u00e8re les chiffres abstraits des crises migratoires, il y a des hommes qui marchent, un sac plastique \u00e0 la main, pour avoir simplement le droit d&rsquo;exister<sup><\/sup>.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Th\u00e9lyson Or\u00e9lien dans la Grande Librairie d&rsquo;Augustin Trapenard<\/h2>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Th\u00e9lyson Or\u00e9lien : &quot;Le rire, c\u2019est la derni\u00e8re chose qui lui restait&quot; - La Grande Librairie\" width=\"500\" height=\"281\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/1xYpZ_22AzQ?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-medium\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"205\" height=\"300\" src=\"https:\/\/bomel.be\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/c-etait-ca-ou-mourir-thelyson-orelien-205x300.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-411\" srcset=\"https:\/\/bomel.be\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/c-etait-ca-ou-mourir-thelyson-orelien-205x300.jpg 205w, https:\/\/bomel.be\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/c-etait-ca-ou-mourir-thelyson-orelien.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 205px) 100vw, 205px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Th\u00e9lyson Or\u00e9lien<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"https:\/\/www.babelio.com\/livres\/Orelien-Cetait-ca-ou-mourir\/2009307\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/www.babelio.com\/livres\/Orelien-Cetait-ca-ou-mourir\/2009307\">C&rsquo;\u00e9tait \u00e7a ou mourir<\/a><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Grasset<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Mise \u00e0 jour \u2014 L&rsquo;affaire Th\u00e9lyson Or\u00e9lien : entre psychose algorithmique et plagiat av\u00e9r\u00e9 Depuis la publication de cette chronique, le roman de Th\u00e9lyson Or\u00e9lien s&rsquo;est retrouv\u00e9 au c\u0153ur d&rsquo;une&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":410,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[2],"tags":[14,370,371,368,369],"class_list":["post-409","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-livres","tag-critique-litteraire","tag-haiti","tag-migrant","tag-rentree-litteraire","tag-thelyson-orelien"],"views":229,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/bomel.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/409","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/bomel.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/bomel.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/bomel.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/bomel.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=409"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/bomel.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/409\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":456,"href":"https:\/\/bomel.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/409\/revisions\/456"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/bomel.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/410"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/bomel.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=409"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/bomel.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=409"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/bomel.be\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=409"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}