Alerte pépite grunge : Pourquoi le groupe australien Headsend va vous braquer les oreilles (et rappeler Nirvana, carrément)

Découvrez Headsend, le trio australien composé de deux frères surfeurs pro et de leur voisin, qui ressuscite le grunge des années 90 avec une énergie brute et primitive. Focus sur leur single « Free » et leur ascension fulgurante.

Capture d’écran Youtube

Il y a des projets musicaux qui demandent des années de calculs marketing, et puis il y a Headsend.

Formé presque par accident à Byron Bay par les frères Kyuss et Rasmus King (tous deux surfeurs professionnels et personnalités bien connues en Australie) rejoint aux baguettes par leur voisin Bon Soric, le trio balance un rock lourd, organique et furieusement instinctif. Un son si authentique qu’il a déjà séduit des légendes : avec seulement deux morceaux sur les plateformes de streaming, le groupe ouvrait fin 2025 pour des géants comme AC/DC et Tool (excusez du peu !).

Pour enregistrer leur premier EP Angel Glands, le groupe s’est entouré du producteur Nick DiDia (qui a bossé avec Pearl Jam, Rage Against the Machine ou Stone Temple Pilots). L’objectif ? Capturer la rage brute d’une session jam dans un garage, sans fioritures, pieds nus et baguettes cassées. Si les membres citent des influences variées allant du stoner au folk de Leonard Cohen, l’énergie qui se dégage de leurs compos rappelle immédiatement l’âge d’or du grunge des 90s.

Zoom sur « Free » : Le fantôme de Kurt Cobain n’est pas loin

Dès les premières notes de « Free », impossible de ne pas dresser l’oreille. Les accords de guitare saturés, la basse lourde et le chant faussement nonchalant qui explose sur le refrain évoquent immédiatement la dynamique couplet calme / refrain explosif qui a fait la signature de Nirvana.

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Les paroles, d’une simplicité désarmante, martèlent une quête de liberté et de connexion (« You and me, we can try to find it open-minded / ‘Cause you and me, we’re free« ) avant de bifurquer vers une boucle hypnotique presque punk (« More vitamins« ). C’est efficace, brut, sans prétention et terriblement addictif.

Entre riffs abrasifs et liberté totale sur scène, Headsend prouve que le grunge n’est pas mort : il a juste troqué les chemises en flanelle de Seattle contre les planches de surf d’Australie.

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