Nouveautés de la semaine : Le retour XXL de Muse, Kasabian, LP, LaRoux et Nena

Rares sont les semaines où autant de voix familières se bousculent au portillon de l’actualité. Qu’elles aient retourné les charts il y a dix, vingt ou quarante ans, ces pointures de la musique n’ont rien perdu de leur superbe. Muse, Kasabian, LP, La Roux et Nena squattent les nouveautés de la semaine avec des propositions fortes, prêtes à rythmer cet été 2026. Tour d’horizon.

Nena – Alles ist gut

Elle est celle qui a appris aux francophones à prononcer « 99 » en allemand. Loin du tube planétaire 99 Luftballons, Nena est pourtant bel et bien de retour aux affaires avec « Alles ist gut ».

Pour ce nouveau single pop, la chanteuse de Hambourg s’est entourée de sa garde rapprochée : c’est son fils, Simeon Kerner (alias Zinoe), qui signe une production ultra-efficace aux influences New Wave, rappelant subtilement l’univers de The Cure. Entre couplets à la cool et refrain hyper chaleureux, le morceau se veut un hymne à la résilience et à l’optimisme face à la morosité ambiante. Un retour en toute décontraction qui s’est déjà fait une place dans le Top 40 iTunes en Allemagne.

Pas de vidéo pour cette sortie si ce n’est un teaser dans un short Youtube.

Kasabian – SUPERPOWERS

Les monstres sacrés du rock britannique sont de retour. Kasabian vient de dévoiler « SUPERPOWERS », le troisième avant-goût de leur neuvième album Act III (attendu pour le 4 septembre).

Pour ce nouveau titre, Serge Pizzorno délaisse temporairement l’indie-rock pur et dur pour injecter une étonnante saveur G-Funk très décontractée, inspirée par ses vieux souvenirs d’écoute du Doggystyle de Snoop Dogg. Porté par des synthés hypnotiques et un refrain pop ultra-efficace, le morceau s’accompagne d’un joli coup de com’ : les paroles ont été transformées en script pour une série de fausses bandes d’audition incarnées par l’excellent acteur britannique Stephen Graham. Si la critique outre-Manche se montre parfois féroce et divisée face à ce virage un poil nostalgique et moins « guitare », l’énergie brute du morceau est taillée pour les stades. Ça tombe bien : le groupe s’apprête à retourner le Finsbury Park de Londres le 4 juillet prochain.

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LP – Love Is All I Have

Il y a dix ans, sa voix de tête unique et ses sifflements envahissaient les ondes avec le raz-de-marée Lost on You. Aujourd’hui, LP opère un retour magnétique avec « Love Is All I Have », premier extrait officiel de son huitième album Room 12 (attendu pour le 2 septembre).

Né d’une simple mélodie au ukulélé partagée avec son collaborateur de toujours Mike Del Rio, le morceau s’aventure vers une ambiance plus feutrée et délicatement jazzy, portée par une boucle entêtante. Derrière cette douceur apparente, LP explore avec une sincérité brute la palette complexe des ruptures amoureuses : la détresse de voir l’autre partir, mais aussi la liberté retrouvée. Un titre à la fois mélancolique et résilient, idéal pour lancer sa tournée européenne d’été qui célèbrera d’ailleurs les 10 ans de son album culte.

Muse feat. Ellie Goulding – Hush

On reste dans la démesure avec Muse, qui vient de frapper un grand coup pour la sortie de son dixième album studio, The Wow! Signal. Pour l’un des morceaux phares de ce disque, le trio britannique s’est associé à la star de la pop anglaise Ellie Goulding — inoubliable voix des tubes planétaires Love Me Like You Do et Burn, mais aussi reine des collaborations électro-pop marquantes (Calvin Harris, Skrillex).

Intitulé « Hush », le morceau est, sans surprise, une machine de guerre taillée pour les stades. Matt Bellamy et Ellie Goulding y croisent leurs voix sur un refrain ultra-fédérateur (« It’s getting too loud, don’t let it drown us out »), idéal pour faire scander les foules. Entre envolées lyriques, gros solo de guitare et thématiques spatiales chères au groupe, ce duo offre un instantané puissant de connexion face au chaos du monde. Un futur hymne live que les fans européens pourront découvrir à l’occasion de leur prochaine tournée des arenas.

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On termine ce tour d’horizon avec une autre icône de la synth-pop : La Roux (le projet solo d’Elly Jackson). Dix-sept ans après avoir retourné la planète entière avec l’indétrônable Bulletproof, la Britannique amorce un retour aux sources salvateur avec « Babyline », le deuxième extrait de son quatrième album Old Flames (attendu pour le 6 novembre).

Si son précédent single Cabin Fever s’aventurait vers des teintes R&B, ce nouveau morceau renoue avec l’ADN synthétique, vibrant et coloré de ses débuts en 2009. Derrière une production ultra-lumineuse, gorgée de soleil et influencée par la pop des années 90 (façon All Saints ou Mariah Carey), Elly Jackson y livre un texte particulièrement affûté et introspectif sur la reconstruction de soi après la tempête. Une pépite entêtante pour une artiste qui s’affiche aujourd’hui plus heureuse, plus légère et plus courageuse.

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